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LE SPA (titre provisoire)

avec Yoan Charles, Noémie Edé-Decugis et Simon Le Floc’h
mise en scène Mélanie Vayssettes
scénographie/costumes Elsa Séguier-Faucher
création lumière Raphaël Sevet
son distribution en cours
dramaturgie en cours de recherche
administration Stéphanie Onrazac
production le club dramatique
le spa (titre provisoire) est une écriture de plateau qui s’inscrit dans une réflexion sur notre manière d’entrer en relation – à nous-mêmes, aux autres et au monde. Le spectacle explore une tension centrale : celle d’un monde qui multpile les dispositifs de connexion tout en rendant plus diffcile l’expérience d’une relation véritable.

 

Dans un espace dédié au repos, trois corps viennent chercher ce qui leur manque : du calme, du silence, une forme de réparation. Tout est pensé pour cela — température idéale, lumière douce, protocoles précis. Tout y est organisé pour produire du bien-être. Le lieu promet une suspension mais il organise en réalité autre chose. Le spa devient ici un dispositif : un cadre où l’on apprend à se regarder soi-même, à s’ajuster, à se corriger. Le soin glisse vers l’auto-surveillance, le lâcher-prise vers une injonction. Les personnages ne sont pas seuls, mais ils ne se rencontrent pas. Ils coexistent dans une proximité réglée, chacun.une absorbé.é par sa propre image. Peu à peu, le calme se fissure, les repères glissent, et ce qui devait apaiser laisse apparaître une étrangeté qui dérègle, dérange et tend vers la folie.
«On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas tout d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure.» (La France contre les robots Georges Bernanos – 1947)
Nous avons décidé de poursuivre nos recherches autour de la captation de l’étrangeté contemporaine. Il nous semble que l’environnement moderne agit sur nous de manière profonde : il modifie notre manière d’être au monde, d’entrer en relation, d’habiter nos propres corps. Oui, une forme de distance s’installe entre nous et le monde, entre nous et les autres, entre nous et nous-même. C’est de ce trouble que naissent nos expérimentations.
création 2027